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Aperçu publié par virjule
Si Scribblenauts est plus ou moins le seul jeu DS réellement mis en avant durant la Gamescom, et accessoirement le seul auquel nous nous sommes essayés, il n'en demeure pas moins un des jeux les plus originaux que nous ayons approchés ce mercredi 19 août. Scribblenauts est déjà le troisième jeu DS du studio 5th Cell, qui s'était déjà fait remarquer avec Drawn To Life : Dessine ton héros ! et Lock's Quest, deux jeux plutôt originaux. Si Scribblenauts est tout aussi original, il pourrait très bien être également la meilleure production du studio.
Pour ceux qui n'ont encore jamais entendu parler du titre, Scribblenauts nous met aux commandes d'un petit personnage détenant un curieux pouvoir : quand il écrit un mot sur une tablette, il se matérialise aussitôt. Cela se traduit en jeu par une icône sur le côté supérieur droit de l'écran tactile, qui fait apparaître alors un clavier. Ecrivez alors ce qui vous passe par la tête ! Que ça soit Dieu, un kraken, un dinosaure, Einstein, une moto, ils apparaîtront tous à l'écran. Bien sûr, il y a une limite à tout ça : vous ne pouvez pas faire apparaître tout et n'importe quoi en même temps ! L'écran supérieur nous le rappelle à l'aide d'une jauge qui se remplit en fonction des éléments que vous faites apparaître. La place qu'ils prendront dépendra de leur nature : un dinosaure prendra évidemment plus de place qu'un simple fusil.

"Write something, solve everything" : une maxime qui colle parfaitement au titre.
Sur le papier, le principe de Scribblenauts est donc très intéressant et promet d'énormes possibilités. Dans la pratique, 10 000 mots (selon les développeurs) sont reconnus et peuvent apparaître à l'écran, ce qui reste énorme et permettra de faire véritablement ce qu'on veut, d'armer un singe d'un pistolet laser à faire chevaucher Einstein sur un dinosaure ! Cela dit, vous vous heurterez assez fréquemment à des listes de mots (quand le jeu reconnaît plusieurs objets pour un même mot ou ne le trouve pas) n'ayant rien à voir avec ce que vous avez demandé. Comme quoi, si notre imagination n'a aucune limite, le jeu en a bien quelques-unes, qui ne font pas oublier pour autant le nombre énorme de mots utilisables.
On pourrait cependant croire que le fait de pouvoir invoquer tout et n'importe quoi permette aussi de finir la plupart des niveaux en se contentant d'invoquer les plus "puissants". Il n'en est rien, car chaque niveau a un objectif bien différent et il faudra toujours chercher une solution appropriée. Dans un des niveaux de la démo, il fallait simplement attraper un papillon. Dans ces cas-là, c'est strictement inutile d'envoyer le yéti ou le kraken à l'assaut, encore moins un singe armé d'un pistolet laser. Malheureusement pour moi, la pokéball (on peut toujours rêver, non ?) et le filet à papillon n'étaient pas utilisables, fort heureusement, rajouter des caisses pour prendre de la hauteur suffisait à mettre la main sur le lépidoptère. Un autre niveau consistait à dépasser en longueur un cascadeur en sautant à partir d'une pente. Prenez un vélo ou une moto, foncez, et c'est gagné.
Rassurez-vous, l'inverse de ce que je viens d'énoncer dans le paragraphe précédent n'est pas vrai non plus : il existe une foule de possibilités pour terminer chaque niveau. Il ne faudra pas nécessairement tomber sur le bon mot parmi les 10 000 ! Le jeu invitera d'ailleurs le joueur à terminer les niveaux déjà connus 3 fois avec des objets qui n'ont pas encore été utilisés sur le même niveau. J'ai déjà oublié ce que débloquait cette action, mais soit, vous l'aurez compris : Scribblenauts, malgré quelques limites, s'annonce comme un vrai bac à sable de poche ainsi qu'une invitation à déchaîner notre imagination ... dans les limites du rationnel, bien sûr !

Le level design exploite fort bien le concept.
Avant de conclure ce petit aperçu, quelques mots sur les graphismes et la prise en main. Pas besoin de m'éterniser sur les graphismes : la patte graphique est très cartoon et ça s'anime fort bien. Rien à redire de ce côté, le titre assume parfaitement son design. Côté prise en main, c'est plutôt réussi : le clavier qui permet d'invoquer tout ce que l'on souhaite est pratique et les touches sont suffisamment grandes pour ne pas se planter lamentablement lors de l'écriture. En jeu, tout se déroule sur l'écran du bas. Touchez un point de l'écran et le héros s'y dirigera, rien de plus simple. Touchez les objets et personnages que vous avez sollicité pour les déplacer, les donner à un autre personnage (dont le héros) ou encore les envoyer à la poubelle et faire de la place pour d'autres. Toucher un personnage dans le niveau permet aussi d'interagir avec : pour attaquer/attraper des personnages déjà présents, il faudra cliquer dessus et en donner l'ordre. Vous l'aurez compris, c'est très intuitif ! On déplore tout de même quelques imprécisions, notamment pour faire interagir un personnage (dont le héros) avec un objet. Il peut arriver que le héros ne daigne pas s'installer sur la moto que l'on lui propose, par exemple. Malgré tout, avec ses contrôles 100% tactiles et fort simples, Scribblenauts pourra être joué par n'importe qui.
Reposant sur un concept inédit et une pléthore de mots à matérialiser durant vos parties, Scribblenauts s'annonce tout simplement énorme. Le jeu sait d'ailleurs exploiter correctement son concept avec des objectifs toujours différents, histoire de ne pas se contenter d'envoyer une quelconque monstruosité à l'assaut dans chaque partie, sans pour autant forcer le joueur à tomber sur le mot idéal. Le titre a malgré tout ses limites : 10 000 mots (annoncés par les développeurs), c'est énorme, mais ça ne veut pas dire que vous pourrez appeler absolument tout ce que vous voudrez. La prise en main souffre aussi de quelques imprécisions, mais les contrôles restent intuitifs. Dans l'ensemble, Scribblenauts a tout pour être la sensation de cette rentrée sur DS : le titre est prévu le 15 septembre aux USA, et le 8 octobre chez nous. Reste à voir si le jeu tiendra sur la longueur, mais vu comme c'est parti, la nouvelle création de 5th Cell risque de nous faire passer des heures dessus.
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